Mis à jour le 11/02/2024. Périmètre France métropolitaine hors Corse. Données provisoires.

Bilan : La consommation d’électricité en France (retraitée des effets météorologiques* et calendaires*) est en retrait par rapport à la moyenne des années de référence (2014-2019, hors crise sanitaire). Le niveau de consommation actuel est proche de celui observé l’année dernière au même moment.

-8,4%
Évaluation sur les 4 dernières semaines *

Tendance : L’effet baissier reste significatif pour cette période de l’année.


La synthèse est à présent actualisée toutes les deux semaines

Consommation d’électricité

À température normale

Début 2024, la consommation d’électricité demeure en retrait par rapport à la période d’avant crise, dans un contexte économique toujours marqué par l’inflation. Lors de l’épisode “froid” intervenu au cours de la troisième semaine de janvier, la pointe de consommation a atteint entre 83 GW et 84 GW, alors que les mêmes conditions météorologiques auraient probablement conduit à un pic de consommation plus élevé dans le contexte pré-crise. Pendant cette période et depuis la remontée des température, l’écart aux moyennes historiques est proche de celui observé l’hiver dernier.

Pour aller plus loin, RTE publie une réactualisation des perspectives pour le système électrique pour l’hiver 2023-2024.

Brute

Sur les 4 dernières semaines, la consommation* d’électricité brute en France a affiché une baisse de 15,4% par rapport à la consommation constatée à la même période sur les années précédentes (2014-2019, hors crise sanitaire).

Du fait des températures froides la troisième semaine de janvier, la consommation observée se situe dans l’enveloppe historique car les besoins de chauffage sont plus importants. En revanche, avec la remontée des températures sur la dernière semaine de janvier, la consommation observée est passée bien en-deçà de l’enveloppe de référence. La simple analyse de ces données, qui ne sont pas ramenées aux normales de saison, ne permet pas d’interpréter correctement l’évolution de la consommation d’électricité et d’identifier les tendances de fond*.

Conditions météorologiques sur la période

Écart de la température observée à la température normale

Les deux dernières semaines de janvier ont été marquées par d’importantes variations de température, passant par exemple de -0,5°C de moyenne France le samedi 20 janvier à 12,1°C le mercredi suivant. Les deux premières semaines de février ont elles été plus chaudes que les températures normales, avec un écart de +5,5°C le jeudi 8 février.

Analyse sectorielle

Grande Industrie

Consommation sur les 30 derniers jours comparée à la même période pour les années précédentes

L’indicateur “industrie” porte actuellement sur la grande industrie qui regroupe les sites spécifiques dits “électro intensifs” c’est-à-dire fortement consommateurs d’électricité et particulièrement exposés aux prix de l’énergie (hors transport ferroviaire).

Contrairement à la consommation des ménages ou du secteur tertiaire, celle de l’industrie est peu sensible à la température. L’analyse de la consommation brute suffit donc à analyser les tendances.

Transport Ferroviaire

Consommation sur les 30 derniers jours comparée à la même période pour les années précédentes

Évolution depuis le début de l’année

Consommation d’électricité moyenne par semaine, ramenée à température normale.

Au cours de cet hiver, la consommation d’électricité à température normale* reste orientée à la baisse avec un niveau significativement inférieur aux niveaux de référence, similaire à l’hiver dernier. La réduction s’est élevée à environ -8% (par rapport à la moyenne des années représentatives de l’enveloppe 2014-2019), comme pour les semaines précédentes.

Pour mieux comprendre

Consommation ramenée aux températures normales : Il s’agit de la consommation qui aurait eu lieu si les températures avaient été alignées sur les températures normales pour la période. Ce calcul est fait à la fois pour la consommation de l’année en cours et pour celle des années précédentes sur la même période. De cette manière, il est possible d’identifier les variations structurelles de la consommation d’une année sur l’autre, au-delà des effets météorologiques.

Consommation brute : Il s’agit de la consommation d’électricité avant retraitement pour prise en compte des effets météorologiques et calendaires. Elle peut être plus faible ou plus élevée que la consommation à température normale. Par exemple, si sur une semaine d’hiver les températures sont plus élevées que la normale, la consommation brute sera plus faible que la consommation ramenée aux températures normales.

Température normale : Pour corriger la consommation d’électricité des effets météorologiques, la température de référence utilisée par RTE est une pondération des températures normales de saison de 32 stations Météo France réparties sur le territoire.

Correction calendaire : Pour comparer la consommation électrique d’une année sur l’autre il est important de tenir compte des conditions météorologiques mais aussi du calendrier. En effet, la consommation varie par exemple fortement entre un jour de semaine et un jour de week-end ou un jour férié. L’historique de consommation est donc ajusté pour que les jours de semaine historiques correspondent aux jours de semaine de cette année et pour tenir compte du placement des jours fériés.

Grande industrie : consommateurs industriels connectés directement au réseau de transport d’électricité. Si ces consommateurs disposent de moyens de production d’électricité sur leur site (panneaux solaires par exemple) leur permettant de réaliser de l’autoconsommation, alors la consommation affichée peut être inférieure à leur consommation totale d’électricité.

Tendances de fond : les évolutions structurelles de la consommation concernent, sur le court terme, les effets des variations dans l’activité économique ou les actions orientées vers la sobriété des consommations de la part de la population et des entreprises. Par exemple, le «plan sobriété» annoncé par le Gouvernement est de nature à conduire à une réduction de la demande énergétique, et donc d’électricité. Sur le plus long terme, la démographie ou l’électrification des usages ont également des effets structurels sur l’évolution de la consommation.

Calcul des pourcentages d’évolution : Après correction calendaire, l’énergie sur les jours ouvrés des quatre dernières semaines (ou de la dernière semaine) est calculée pour chaque année de la période historique (2014-2019). Le pourcentage d’évolution pour l’année en cours est calculé par rapport à la moyenne de ces énergies.